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La paix pas maintenant, de Einat Wilf

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La paix pas maintenant ... Le titre est accrocheur, elle m'assure en souriant que ce n'est pas elle mais son éditeur qui l'a trouvé. Une parodie d'un slogan gauchiste bien connu....  Einat distribue son livre à la bonne franquette, sur la terrasse du café-boulangerie qui jouxte l'Institut Français, à l'issue d'une rencontre avec les francophones de Tel Aviv à qui elle a expliqué les grandes lignes du parti qu'elle a fondé l'année dernière, Oz , La force . L'oeil bleu, vif, le visage souriant, encadré de cheveux bruns mi-longs, Einat Wilf répond gentiment à mes questions, oui, elle a toujours su que les arabes ne voulaient pas d'Etat palestinien, seulement nous empêcher de vivre ici et détruire notre Etat pour le remplacer par "un endroit à eux". Elle dédicace son livre aux quelques personnes présentes, elle est clairement en campagne comme l'indique son T.Shirt qui porte, en lettres vertes, l'inscription "posez-moi tout...

Guérir (de) l'antisémitisme

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Réflexions sur un possible traitement psychanalytique de la haine anti-juive et conjointement, de la haine de soi comme Juif . A la mémoire du professeur Raphaël Draï . Ce texte a été écrit en 2013 suite à une suggestion de sa part. Raphaël Draï m’avait fait le très grand honneur de vouloir le publier dans la rubrique Champs Libres de son blog. Puisse t-il reposer en paix. L’antisémitisme est-il une maladie ? Pinsker, médecin et théoricien du sionisme, le pensait. Il écrivait, en 1894 dans son ouvrage  Auto-Emancipation  , que  "l’antisémitisme est une psychose qui, au cours des deux mille ans de l’exil, s’est transformée en maladie incurable contractée par tous les peuples." Tous les peuples… Y compris, donc, le peuple juif ! Curieusement, ou peut-être, justement, être juif ne semble pas immuniser contre le venin de la haine anti-juive: les plus virulents malades anti-juifs s’appellent aujourd’hui Michel Warchawski, Norman Finkelstein, Shlomo Sand, Richard Falk (à ne pas...

La fête à Bernard

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Aujourd'hui, 10 mai, j'ai pensé à Dimey, pour la raison que vous devinez, l'homophonie, dix mai, Dimey... Ensuite, à la victoire de la gauche en 1981, précisément un 10 mai, victoire que l'on appela un temps la victoire du 10 mai ... Et avec un peu d'amertume, au grand truqueur que fût Mitterrand. À sa proximité avec la Collaboration, entre autres avec Maurice Papon, qui fût ministre de l'Education, ou était-ce encore de l'Enseignement ? Vérifiez, moi j'ai mieux à faire, vous raconter un peu qui était Dimey.  À la réflexion ça n'a pas d'importance, et je ne me souviens de ce détail que parce que j'étais au collège quand il était ministre et qu'on défilait en manifs en criant des slogans du genre " 25, 25, 25 élèves par classe !" et aussi "Papon, on veut des ronds, du PQ et du savon, des cahiers et des crayons !" Celui-ci était de moi et il était repris en chœur par mes condisciples, ce qui me rendait très fière. Mais ...

Jusqu'au bout !

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Il y a une scène inoubliable, pour qui a vu ce film des Monty Python's, réalisé il y a plus d'un demi-siècle, Sacré Graal , une parodie déjantée des romans de chevalerie : on y voit le roi Arthur aux prises avec un mystérieux chevalier, qui combat avec un casque noir lui couvrant tout le visage. Elle m'est revenue en mémoire en pensant au jusqu'au-boutisme des mollahs. À leur fanatisme aveugle. Déjà, à l'issue de ce que l'on a appelé La   guerre des douze jours , le régime iranien proclamait qu'il était sorti grand vainqueur. L'ennemi lui avait bousillé ses usines de missiles et ses belles centrales, dézingué ses scientifiques spécialistes du nucléaire et flingué tout son système de défense anti-aérien. Il avait bombardé les QG de ses Gardiens de la Révolution. Mais qu'importe, les mollahs avaient quand même gagné. Israël, pardon, l'entité sioniste, avait perdu. Et à présent qu'après plus d'un mois de guerre, leur pays est ravagé, au bor...