Les étonnantes prophéties de Theodor Herzl
Quel étonnement, en lisant les premières lignes de Altneuland ! C'est un roman ! Moi qui pensais, avec ce nom sur la couverture, Theodor Herzl, lire un ouvrage de philosophie politique, quelle émouvante surprise de constater que c'est avec le talent d'un véritable romancier que Herzl, pionnier et théoricien du sionisme, infatigable défenseur du peuple juif, raconte l'histoire de son héros, Frédéric, et parallèlement, celle du pays d'Israël ! Un jeune homme esseulé, amoureux éconduit, un petit garçon qui grelotte dans la neige dans des souliers percés, un message mystérieux dans un journal : le livre commence comme un roman de Victor Hugo ou d'Eugène Sue. On devine que l'auteur a lu Dumas, et son Comte de Monte-Cristo. L'action commence dans un grand café de Vienne, et nous entraîne, 50 pages plus tard, à Haïfa. Haïfa,1923 : c'est le titre du 2ème livre. En fait, il est question, au début de l'histoire, et à la fin du premier livre, d'un co...