Arrivederci, Caspi !
Arrivederci, Caspi ! Ciao, caro mio...
Il avait déménagé en Italie pendant le Covid.
Cette fois, il est parti pour de bon et définitivement : il est mort ce matin, le pauvre chéri.
Adio, Mati, adio, amor !
J'ai appris la nouvelle cet après-midi, en regardant la télé chez des amis, tout à coup un titre, une date, Mati Caspi, 1949-2026... J'ai fixé l'écran, interdite, incrédule... Ils m'ont recueillie dans leurs bras, sanglotante et meurtrie. Mati Caspi c'est mon chanteur préféré, un musicien génial et inspiré, j'ai passé des heures à l'écouter et à force, ses chansons, je les connais toutes... Enfin, presque : il y en a un bon paquet, à la télé ils disent un millier, même...
Ici, il ressemble franchement à Michel Berger, non ?
Il jouait de tous les instruments, harmonica, piano, guitare, basse... Je l'ai même vu jouer de la batterie. Il jouait, il composait, faisait des arrangements, dirigeait... Et surtout, il chantait, avec cette voix si particulière, à peine timbrée, presque désincarnée, par moments, aux inflexions douces... Ce vibrato si léger et si douloureux, par moments, comme ici :
Brit Olam, Mati Caspi/Ehoud Manor
J'aimais cette allure un peu androgyne, ce physique d'ange florentin, cette fragilité, je l'aimais lui, oui, je savais qu'il était malade, qu'il se battait contre le cancer, qu'il avait fait appel à la générosité du public l'année dernière, pour l'aider à payer son traitement, particulièrement coûteux. Il avait reçu des millions. Je voulais croire que ça marcherait, qu'il allait s'en sortir.
Il était né le 30 novembre 1949, au kibboutz Hanita, tout au nord d'Israël. Il avait à peu près l'âge du pays. Et ce soir, tout Israël est en deuil. Un géant de la chanson est tombé.
Arik Einstein, surnommé la voix d'Israël, nous a quittés il y a une douzaine d'années déjà, et voilà qu'aujourd'hui Mati Caspi s'en va aussi. Caspi a cassé sa pipe...
Mati Caspipe. Le chagrin m'égare et me fait dérailler, comme vous voyez. Je me sens triste jusqu'à l'ivresse, ivre de chagrin et de nostalgie. Ce que j'aimais chez lui, en plus de son charme d'ange vénicien, c'est son naturel, son authenticité, et sa liberté. Par exemple, à l'époque du Covid il avait préféré annuler tous ses concerts plutôt que d'infliger au public l'obligation de présenter un passe vert. Ce que j'avais trouvé vraiment classe.
"Je ne me ferai pas vacciner. Il n'y a pas d'épidémie. On se paie vraiment notre tête en Israël. Je ne rentrerai en Israël que si on retourne comme en 2018, quand tout sera revenu à la normale" déclarait-il, dans une interview accordée à Iris Cole sur le 103 FM, depuis l'Italie où il séjournait à l'occasion de la sortie d'une nouvelle chanson.
"Bien sûr que la scène me manque mais je me tiendrai à ma décision, je préfère ne pas jouer plutôt que de décevoir ne serait-ce que deux fans qui n'auraient pas pu entrer à cause de ce passe. Je suis libre !"
Merci, Mati, envole-toi et sois heureux dans le grand jardin du Bon Dieu.
Catherine Stora
Beershéva, ce 8 février 2026





Très bel hommage Catherine.
RépondreSupprimerMatti Caspi, c’est une voix essentielle d’Israël qui s’éteint.
Ses mélodies, ses textes et cette manière de dire notre pays ont accompagné des générations entières.
Sa musique a nourri un sionisme intime, fait d’amour de la terre.
Matti Caspi fait partie de ces artistes qui ont donné une bande-son à notre attachement profond à Israël.
Merci beaucoup.
SupprimerSa voix reste dans nos coeurs. Et tout à l'heure les gens vont être nombreux à l'accompagner, à Kfar Saba...
Euh, sauf erreur, il me semble que Yoram Gaon va bien, שיבדל לחיים טובים וארוכים
RépondreSupprimerאמן 😊
SupprimerMerci, j'ai supprimé le passage... Et puis, Shlomo Artsi va bien, lui aussi !