Pétages de câble à l'Assemblée Nationale

Dans une scène censurée de La Belle Verte, Coline Serreau imagine un pétage de câble à l'Assemblée Nationale. 

https://www.youtube.com/watch?v=HX0xIbBnwr0

Un député, monté à la tribune pour quelques paroles convenues sur les réformes envisagées pour lutter contre l'alcoolisme et le tabagisme, et sur la réponse qu'il convient de donner à une proposition de loi limitant la vitesse autorisée, se fait ''déconnecter'' par l'héroïne assistant d'un balcon à la séance :  venue du ciel, elle dispose d'une technique très éprouvée pour reconnecter au réel. Le député se met alors à parler vrai : à dire les choses ''dougri'' comme on dit en hébreu, c'est à dire, comme elles sont, sans chercher à épargner les auditeurs, et sans s'embarrasser de périphrases.


Il déclare donc sans ambages que c'est la maladie et les accidents de voiture qui font tourner le commerce. ''Car enfin'', dit-il, ''que ferions-nous d'un pays débarrassé des alcooliques ? Parce qu'il n'y a pas que les producteurs de tabac et d'alcool...et les autres ? Les 500 000 citoyens médecins, chirurgiens, infirmières etc qui vivent de la maladie dans ce pays, vous voulez les réduire au chômage ? Moi je dis vive l'alcool ! Beurrez-vous la gueule ! Prenez votre bagnole et roulez à deux cents à l'heure et écrasez-vous dans des accidents dignes de ce nom, ça c'est du civisme, ça c'est apporter une véritable réponse au problème du chômage...'' Il continue, devant les députés médusés, en ces termes :

'' Le tabac ? Mais qu'est-ce qu'on deviendrait sans les millions de cancers du poumon de la gorge de la langue et j'en passe, sans les millions de caries dentaires, de gingivites... Vous connaissez comme moi le poids économique des laboratoires pharmaceutiques dans ce pays ! Les innombrables cadeaux dont ils inondent les médecins, dont ils nous inondent, nous les politiques ! C'est une affaire colossale !!! Voulez-vous la banqueroute des laboratoires et la nôtre ?

Pour conclure, je dirai qu'il nous faut des français alcooliques, drogués, des malades du Sida, des consommateurs de tests et de vaccins... ''

(Tiens tiens...)

'' Il nous faut une population alimentée à gogo de viande de vache folle, de tabac, de café, il nous faut des cirrhoses, des cancers comme s'il en pleuvait.'' Et haussant la voix pour se faire entendre d'une assemblée devenue houleuse, il finit sa diatribe en clamant : ''Bref, il nous faut un marché prospère ! ''

La scène a été censurée mais vous pouvez la retrouver sur Youtube ! C'est amusant, quand on sait le nombre de videos censurées par la célèbre plateforme de partage en ligne. Car tout se partage, sauf la vérité qui dérange. Qui dérange le règne de la pensée unique et de la bienpensance, règne menacé par quelques lanceurs d'alerte ou quelques comiques à l'humour discutable qui raillent les crédules et les moutons peureux et dénoncent à qui mieux mieux ceux à qui le crime profite.

Ici, le tabou des pots de vin reçus par les médecins et les hommes politiques est enfoncé gaillardement, ainsi que la soumission générale et monstrueusement hypocrite à l'économie de marché, faisant de la santé, notre bien le plus précieux, l'enjeu économique central. Des internautes alertent, depuis le début de ladite ''pandémie'' (et même selon certains journalistes incultes, redondance, de la pandémie mondiale : autre redondance... Qui veut bien aller leur expliquer que pan veut déjà dire mondiale. Pan, c'est tout en grec, comme dans panoramique, panacée, panthéon ! Personnellement la ''pandémie mondiale'' je sature. Vous avez pas l'oeil qui frise, vous ?) les internautes alertent, disais-je, sur cette Organisation de la Santé, en l'accusant d'être en réalité l'Organisation de la Maladie. Car la réalité, l'affreuse, la dégoûtante réalité, c'est que les gens en bonne santé ne ramènent pas un sou à l'Etat. Qui préfère des malades, pour prendre sa part sur les hospitalisations, opérations chirurgicales, traitements, etc, et ainsi prospérer sur le malheur des gens.

Si l'Etat veut des malades, des cancéreux des angoissés des sidéens, des alcooliques au foie bouffé par la cirrhose, c'est tout simplement qu'il y a intérêt. C'est l'intérêt qui mène le monde, et l'intérêt de l'Etat est que vous soyez malade. Parce que vous lui rapportez. Le tabac et l'alccol font rentrer des milliards dans les caisses de l'Etat, non seulement en taxes, qui constituent plus de 90% du prix que vous payez pour votre paquet ou votre bouteille, mais en malades, qui font tourner la boutique. Mais tout ça c'est interdit de le dire, c'est pas possible, même si c'est vrai. C'est tabou. Le député ne peut le dire que parce qu'il a été ''déconnecté''... Un peu comme un pétage de plomb en public, sa prestation met les autres mal à l'aise, dans le film, mais ravit le spectateur.

Ces jours-ci, dans un climat qualifié d' ''électrique'', l'Assemblée Nationale vient de ratifier la loi sur le pass' sanitaire. Après des débats orageux et le dépôt de plus d'un millier d'amendements, la loi est finalement passée. Malgré le fait que ce pass' instaure une honteuse ségrégation entre les citoyens, une sélection scandaleuse entre non-vaccinés et vaccinés, au bénéfice de ces derniers, la loi a été adoptée.

La députée Wonner s'est fait huer par les autres députés, "il faut envahir les permanences parlementaires", avait-elle conclu, dans un discours aux manifestants...

Nous autres Israéliens, nous n'en perdons pas une miette, envieux que nous sommes de voir la belle combativité des Français, qui défilent à Paris et dans toute la France contre ce pass' sanitaire et la vaccination obligatoire des soignants et de tous ceux qui travaillent au contact du public... (Excepté la police, que Macron ne veut pas braquer). Cette loi d'extension du pass' sanitaire divise les Français en imposant à tous et à chacun de recevoir une injection expérimentale d'Arn messager. Après le Conseil d'Etat et l'Assemblée nationale, qui l'ont approuvée, ne reste aux Français pour faire annuler cette loi que d'aller devant les Neuf Sages du Conseil constitutionnel.

Et si ces messieurs-dames du Conseil constitutionnel, quatre femmes, quatre hommes dont Juppé, avec pour président monsieur Fabius, décident de confirmer la loi sur l'extension du pass sanitaire, ce sera anticonstitutionnellement. Je le dis et l'écris haut et fort : je n'allais pas rater l'occasion d'utiliser le plus long mot de la langue française, d'une part. D'autre part je suis convaincue que voter cette loi honteuse, et je le maintiens, anticonstitutionnelle, fera de ces gens des Ennemis du peuple et de la Nation, elle qui a pour devise Liberté, Egalité, Fraternité.

Ils doivent rendre leur verdict demain, jeudi 5 août.

Il y a exactement 232 ans, l'Assemblée Nationale abolissait les privilèges : dans la nuit du 4 au 5 août 1789, les députés, ''saisis d'une grande ferveur nationale, et dans un grand élan d'unanimité'', votèrent la suppression des privilèges féodaux. Il fallait ramener le calme dans les provinces où sévissait la Grande Peur, une vague de révoltes paysanes. Relayer les doléances. L'abolition des droits seigneuriaux a été pensée pour sortir d'une situation de bloquage : les députés réunis cette nuit-là sont prêts à toutes les concessions, "demandent l'établissement le plus promptement possible cette égalité de droits qui doit exister entre tous les hommes, et qui peut seule assurer leur liberté" et ainsi en finir avec ''les restes odieux de la féodalité''.

« La nuit était avancée, il était deux heures. Elle emportait [...] l'immense et pénible songe des mille ans du Moyen Âge. L'aube qui commença bientôt était celle de la Liberté. Depuis cette merveilleuse nuit, plus de classes, des Français ; plus de provinces, une France. Vive la France » (Jules Michelet, Histoire de la Révolution française, 1847). 

La nuit porte conseil, dit-on. Espérons que cette nuit, celle de l'anniversaire de la Nuit du 4 août, portera justement conseil à celui des membres du Conseil constitutionnel, pour qu'ils aient la sagesse de s'opposer à cette loi inique qui instaure des privilèges à la caste des vaccinés tout en les retirant à l'autre, celle des mauvais citoyens, ceux qui ne veulent pas se laisser piquer et faire don de leurs organes, de leur vivant, à l'Etat.

Prions, en cette nuit du 4 août 2021, que les Sages décident sagement et qu'ils nous fassent part d'une décision à la hauteur des attentes du peuple de France, et de celle du monde.

Beershéva, 4 août 2021.

Commentaires

  1. Super. Bravo d'avoir pensé au 4 août et à Michelet.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci chère Sèvres...
      J'ai trouvé cette conjonction très intéressante ! Une sorte de synchronicité !

      Supprimer
  2. D'un côté, Fabius, responsable mais non coupable, qui dirige le Conseil constitutionnel, est en grave conflit d'intérêt. Son fils dirigerait la campagne de vaccination. Mais d'un autre côté, un sentiment d'injustice largement partagé par les Français risque de ne pas être bon pour ses affaires, car il pourrait y avoir un refus généralisé de se laisser faire.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ce que j'espère de tout mon coeur... Que le Peuple continue à refuser de se laisser faire, jusqu'au chaos, jusqu'qu'à la grève générale, qui sont préférables à l'Ordre numérique que ces fachos nous préparent !
      Si le Conseil valide cette loi scélérate, tout à l'heure, il se décrédibilise et pour longtemps aux yeux de tous. Va t-il proposer des aménagements, ce qui parait sa seule porte de sortie ?

      Supprimer

Enregistrer un commentaire

Articles les plus consultés