Itinéraire d'une complotiste


Comment je suis devenue complotiste ? 

Je ne sais pas exactement... C'est venu petit à petit, je crois... Les théoriciens de l'Eveil Brutal et Total sont en désaccord avec ceux qui expliquent que l'Eveil est progressif et qu'on y parvient par une série de petits pas.  Je suis assez d'accord avec ces derniers : l'Eveil, si cher au coeur de nos amis bouddhistes, et à tous ceux qui sont sur le chemin de la Vérité, fut-elle brutale et sans commune mesure avec celle qu'on avait rêvée, l'Eveil, disais-je, consiste à s'éveiller à la réalité, et voir les choses comme elles sont. Sans juger, sans se raconter d'histoires...

Vous allez me dire, bon mais quel rapport avec le complotisme ?

Et bien, c'est à peu près la même chose, non ? Le complotiste n'est-il pas, finalement, un être éveillé, tout simplement ? Quelqu'un qui  s'est libéré de l'illusion collective et qui pense par soi-même ? Qui voit les choses comme elles sont, et non comme on les lui présente ?

Naturellement, je ne me suis pas réveillée un matin changée du tout au tout. Mais j'ai beaucoup ri pendant mon enfance en écoutant Coluche se payer la fiole des journalistes, et celle des hommes politiques, ses deux cibles préférées, et je me souviens que lorsqu'il feuilletait l'Aurore et le Figaro, il finissait par un '' Oh... même dedans c'est les deux mêmes...'' des plus réjouissants, et qui sonne évidemment très complotiste. Un mystère entoure sa mort, qui n'a jamais été élucidé... Attention, je ne dis pas qu'il a été assassiné, je dis que des témoins ont assuré qu'il n'allait pas vite, que la route était droite. Et que ce putain de camion n'avait rien à foutre là ! Qu'il a reculé subitement sur cette petite route, juste comme Coluche et ses potes arrivaient. Mais passons. Je me souviens aussi d'avoir lu en une seule nuit les deux tomes du Comte de Monte Cristo, une histoire qui tourne autour d'un complot, si vous vous rappelez : à la fin du premier tome, le héros est jeté en prison le jour de son mariage, alors qu'il est parfaitement innocent de ce dont on l'accuse et qu'une ignoble machination est ourdie contre lui... Je me souviens d'avoir éteint la lumière, d'avoir essayé de dormir, et de n'avoir pas pu abandonner le récit. D'avoir rallumé, attaqué le deuxième tome et d'avoir lu jusqu'à la fin, jusqu'à l'heure d'aller au collège...

Oui c'est vrai, j'avoue, complotiste, j'ai la vocation. Depuis toujours. J'ai ça dans le sang. J'ai choisi les études de philosophie parce qu'elles me paraissaient plus à même de me permettre de comploter à ma guise. J'ai fureté dans les bibliothèques, j'ai cherché, étudié, passé des examens, préparé l'agreg, j'ai suivi des cours au Collège de France, suis allée à des conférences sur Platon, sur les platoniciens et les néo-platoniciens, Descartes, Heidegger...

Petit à petit, j'ai acquis des compétences, je suis devenue capable de réfléchir par moi-même, d'avancer seule sur des sentiers escarpés, tout en utilisant le balisage des philosophes... J'ai appris à connaitre et à aimer l'histoire de la philosophie tout en gardant la possibilité de remettre en question ce que j'avais appris. A me méfier des certitudes, du prêt-à penser, à repérer les présupposés d'un texte... A faire des ponts entre les textes, à démonter les arguments, à débusquer les fautes logiques, les faux raisonnements, les abus... A défendre un point de vue, à synthétiser 600 pages, ou au contraire, développer une problématique à partir d'un seul mot... A m'exprimer à l'écrit comme à l'oral sur un sujet imposé en ''monopolisant des références''... Je détiens même un diplôme de 3ème cycle, un DEA de philosophie. Mais, entre nous, y'a pas besoin d'être diplômé en philosophie, ni en rien du tout d'ailleurs, pour devenir complotiste : rappelez-vous simplement vos cours de philo de terminale, rappelez-vous Descartes, avec son doute méthodique et sa tabula rasa, ça ne vous évoque rien ? Et Platon, avec ses Idées éternelles, et ses apparences qui n'ont rien de réel ? Sa fameuse caverne, dans laquelle nous serions tous prisonniers de nos illusions, prenant pour réels des personnages d'ombres chinoises ?

Des philosophes ? Allons donc ! Des complotistes, tous ces gens-là. 

Nietzsche ? Complotiste. Schopenhauer ? Aussi ! Le plus fameux de tous les complotistes étant pour moi Baruch Spinoza, qui dût subir un herem, une excommunication pour avoir osé penser hors des prairies conceptuelles et des prés carrés dogmatiques où paissent d'habitude les troupeaux humains et les fidèles respectueux de la vraie foi, et qui continua dans la solitude extrème à ciseler les pages de son oeuvre, tout en polissant des verres de lentilles de microscope pour assurer le quotidien.

Et Galilée ? Et Copernic ? Complotistes aussi, puisqu'ils ne craignaient pas eux non plus de penser à contre-courant des dogmes de l'Eglise, jusque sur le bûcher : complotiste ce n'est pas un métier de tout repos, demandez au pauvre Giordano Bruno, mon coeur saigne en pensant au sort cruel qui fut le sien.

Donc allez-y traitez-moi de complotiste si ça vous chante, vous ne m'empêcherez pas d'estimer et même d'écrire que tout ce coronacircus, avec son funeste cortège de drames, de scandales, de catastrophes sociales et sociétales n'est en réalité qu'une distraction. Un prétexte, pour nous fourguer autre chose, en douce... Que la question du virus, et conjointement, celle du vaccin qu'on veut nous administrer à toute force, est finalement secondaire. Qu'en réalité, ce qu'on veut nous vendre, c'est un nouveau mode de vie. Un mode de vie où nous serions tous coupés les uns des autres, mais reliés à de l'intelligence artificielle avec attribution d'un code barre personnel, d'un identifiant bio-numérique universel valide dans le monde entier et peu importe l'endroit où nous nous trouvions, permettant de nous identifier dans toutes les situations de la vie quotidienne, qu'il s'agisse de demander l'ouverture de la porte de son logis, de se présenter à l'embarquement d'un vol vers Nouméa ou Singapour, de réserver en ligne ou de régler ses achats au supermarché. 

Un mode de vie où nous serions tous dépendants des injections de "vaccin".

Pour moi, cette histoire de virus échappé d'un marché de Wu Han c'est du folklore, il s'agit avant tout de nous imposer une nouvelle manière de vivre, sans contact mais avec traçage numérique. De nous faire télé-travailler, télé-enseigner, télé-apprendre, de nous éloigner de tous les lieux de vie non-essentiels, bars, restaus, salles de concerts, et éventuellement de décréter leur accès au seul profit des vaccinés, c'est à dire des individus pouvant justifier d'une vaccination avec preuve scannable, d'un Certificate Of Vaccination IDentity, COVID. C'est ce qui est en train d'arriver en Israël, pays où je réside depuis onze ans, et dans lequel, à mon grand dam, on est en train d'instaurer une dictature sanitaire, le gouvernement utilisant le traçage numérique, la télésurveillance avec reconnaissance faciale, et la réclusion à l'aide de bracelets électroniques pour les voyageurs revenant d'un pays étranger. 

Les opposants à la vaccination sont culpabilisés, criminalisés, traités d'irresponsables, infantilisés, leurs comptes Facebook fermés régulièrement ainsi que leurs compte Tweeter, et leurs chaines Youtube, s'ils en ont une, finissent par être supprimées après quelques avertissements. La télé parle d'eux comme d'une secte, comme de gens qui ne sont que des adversaires imbéciles et rétrogrades du Progrès et de la Science et qui passent leur temps à... comploter.

Moi-même, je ne suis occupée que d'une chose : le complot, le complot, le complot. Ou disons, pour être plus claire, que je m'emploie à répandre ma vision complotiste des choses : le cartel des labos, que nous autres complotistes, appelons "Big Pharma", est devenu, depuis des décennies de subventions et d'argent public, via les gouvernements de la planète, tellement gros et gras, avec ces sommes fantastiques qu'il engrange, de l'ordre de milliards de milliards, qu'il est en mesure de dicter à peu près ce qu'il veut à l'ensemble des gouvernements du monde. Les présidents élus, les Premiers Ministres, y compris Bibi, ne sont que des sous-fifres, des exécutants qui leur obéissent servilement, et s'occupent par exemple d'écouler les doses de vaccins. Les labos ont la came, et les gouvernements sont devenus leurs dealers.

Ce cartel des labos, d'une richesse phénoménale, peut se payer qui il veut, médecins, journalistes, politiciens, chercheurs, experts en intelligence artificielle, développeurs... Tous ces gens payés par les laboratoires certifieront que tel ou tel médicament marche, comme par exemple le Remdesivir, un médicament coûteux qui ne soigne pas du tout, qui cause même des problèmes rénaux, et qui est énormément prescrit ici en Israël. Et dont les Européens ont acheté pour un milliard d'euros, soit dit en passant. 

Rigolez, mais c'est quand même avec votre pognon, comme dirait Coluche s'il était là.

De prétendus chercheurs pourront publier une étude pour décrier tel autre médicament, par exemple et au hasard, l'hydroxychloroquine, qui ne marcherait pas du tout selon cette étude et même mettrait la vie des patients en danger, et donc devrait étre déremboursé. C'est d'ailleurs ce qui s'est passé. Le Lancet lui-même, publication internationale de référence dans le monde scientifique, a pu être acheté au point de consentir à publier une étude bidon enfonçant ce vieux médicament pourtant utilisé quotidiennement en Afrique et un peu partout dans le monde depuis 70 ans.

Richissimes, ils peuvent payer pour faire publier de fausses études, fausser les données, étouffer les problèmes liés à la vaccination, les morts, les paralysés, les victimes d'embolies, etc... Ces individus peuvent s'offrir les services d'avocats, de juges, de décideurs en matière de nouvelles lois de bioéthique... Ils peuvent même se permettre de décider des résultats affichés par Google, d'en faire disparaitre déréférencer certains, car un moteur de recherches, ça peut s'influencer aussi, à condition de payer, bien entendu. 

Ces gens-là ne sont plus atteignables par la législation. Les amendes, ils s'en battent les couilles  foutent. Je vous dis ça parce que je le sais. Les GAFAM sont comme les grosses compagnies pétrolières, too big to fail. Quand je travaillais pour Greenpeace, au bureau de Québec, je me souviens que nous recevions chaque jour un spécialiste des problèmes de l'environnement qui venait nous brieffer pendant une heure sur une question spécifique, les pluies acides, le blanchiment au chlore, les amendes infligées aux pollueurs responsables de catastrophes écologiques comme les compagnies pétrolières : j'appris ainsi que leurs milliards leurs permettent de prévoir le paiement des amendes, constitué d'avance dans leur trésorerie. Et même de le répercuter pourquoi pas sur le prix du baril. Ils ont, de la sorte, un budget, une sorte de permis de polluer.

Les grosses multinationales américaines du net sont, de même, au dessus des lois, leur argent les fait vivre dans une sorte de no man's land, loin des lois et des sanctions.

Et comme ces gens-là, les actionnaires de Big Pharma et des GAFAM, que d'autres appellent Big Tech, pèsent des milliards et des milliards, et qu'ils s'enrichissent toujours plus, chaque jour que Dieu fait, leur appétit ne connait plus de limite, et rien ne peut les limiter. Ils ont réussi à imposer l'idée que la crise est imputable à un virus, alors que celle-ci dure depuis la crise des subprimes, au moins, en 2008, certains spécialistes la faisant remonter à plusieurs décennies, comme par exemple le regretté Bernard Maris, alias Oncle Bernard, qui a tenu dans Charlie une chronique hebdomadaire brillante dédiée à l'économie et à la crise, jusqu'au 7 janvier 2015.  Alors que tout semble indiquer que ce virus arrive à point nommé : les mesures anti-Corona ont été imposées pour permettre la mise en place de l'agenda mondialiste tel que le décrit Klaus Schwab lui-même lors du Forum de Davos : rien de complotiste dans ce que j'écris, le gars l'explique lui-même dans un livre paru l'été 2020, le Grand Reset. Quant au ''délire complotiste'' relatif à l'implantation de puces dans le cerveau, c'est encore Klaus Schab lui-même, ingénieur et partisan du transhumanisme, qui décrit la possibilité d'une communication directe entre cerveau et monde digital. Son livre, La quatrième révolution industrielle, est consacré à la révolution numérique, qui se caractérise selon lui par la possibilité de faire fusionner le physique, le numérique et le biologique, ainsi qu'il l'explique dans une interview. On est en plein dedans. Cet ouvrage ne date pas d'hier, il a déjà quatre ans, ce qui permet de s'interroger sur la question de savoir si tout cela n'a pas été prévu, plannifié depuis belle lurette. Ces gens n'aiment pas l'improvisation, ce qu'ils aiment c'est plannifier, prévoir, organiser... ce qui prend des années. Non quelques mois pour s'adapter à une ''pandémie''...

Des petits malins ont compris que la liberté ne rapportait rien. Des gens qui se font des amis en dehors du réseau social, que ce soit Facebook, Linkedin, ou Tweeter ne rapportent rien : on ne peut pas taxer leurs transactions. Alors que si l'on ferme les endroits où les gens peuvent socialiser, c'est à dire se parler se séduire, rire et tisser des liens, c'est à dire essentiellement les bistrots, les restaus les clubs les théâtres et les salles de spectacle, pour en ouvrir d'autres sur le net, c'est à dire des bistrots numériques comme Facebook, là on pourra taxer leurs relations d'amitié ou plus si affinités, via la pub et tous les revenus générés par le simple fait d'être un utilisateur du réseau soocial. De même, les réunions Zoom rapportent plus que les cours en "présentiel"... (Comme c'est vilain, cette expression, en présentiel...)

Bref, c'est quoi l'idée ? Nous attirer toujours plus sur le net et dans des activités qui nécessitent la technologie numérique, les sites, les applications, les ordinateurs, tablettes, smartphones...

Désormais les profs doivent télé-enseigner, les élèves, télé-apprendre, les gens doivent télé-travailler, et les boutiques physiques, disparaitre, à plus ou moins brève échéance, pour devenir virtuelles ; car les sites rapportent plus que les entreprises dans des murs. Nous ne retrouverons pas nos restaus, parce qu'il est plus rentable de livrer des pizzas par drones que de maintenir le circuit de la restauration et de la gastronomie.

Et surtout, le virus permet de justifier l'isolement, car les gens confinés se jettent sur les réseaux faute de pouvoir fréquenter leur famille ou leurs amis, et vont surfer sur le net faute de pouvoir sortir de chez eux. Car Big Tech et Big Pharma nous veulent isolés devant la télé ou l'ordinateur, ou le portable. Bref, ils veulent mettre des écrans entre nous et le monde. La plage est interdite, la forêt aussi, mais pas Super Mario ou les sites pornos, pas les sites de vêtements ou de vente à emporter, pas les sites de médecines naturelle ou de voyance en ligne.

Ces gens des Big Tech et du Big Pharma ont fait alliance, et veulent des humains clonés, fabriqués en laboratoire, parce que selon le même constat, une procréation naturelle, entre un homme et une femme, ça ne rapporte rien ou pas grand chose au labo, à part quelques résultats de frottis, et une amniocenthèse... Pas l'Pérou ! Le pacs, puis le mariage pour tous, ça les arrangeait bien, puisqu'ils débouchent sur de la procréation assistée, qui elle, rapporte plein de sous.

Leur puissance est telle qu'ils peuvent nous suggérer n'importe quelle idée débile, que la culture des Blancs doit être déboulonnée comme la statue de Lincoln ou Churchhill, que le genre doit remplacer le sexe et que la culture n'est pas essentielle. Bref, ils nous imposent leur écriture inclusive, leurs vaccins, leurs lois de bioéthique et leurs applis, leur technologie numérique et leur apartheid médicalisé, et nous, pauvres cons que nous sommes - ou disons, et nous, bêtes et disciplinés, pour ne fâcher personne -formatés 24 heures sur 24 par la télé et les médias main stream, ces Nouveaux chiens de garde du gouvernement, (cf Serge Halimi, dans son ouvrage éponyme) nous faisons la queue pour nous faire tester, vacciner, et délivrer des passeports verts...

Nous sommes complètement à leur merci : la panique ayant été rationnellement organisée, nous avons immédiatement acheté cette histoire de virus mortel, qui vraiment a bon dos, et nous ne pensons pas à désigner les vrais coupables, ces idiots richissimes que nous avons laissé prospérer sans nous méfier à la faveur de quarante ans de laisser-faire, de confiance idiote dans ces apprentis sorciers tripatouilleurs de gènes, ces technocrates sans état d'âme, ces traders, ces actionnaires, ces profiteurs de crise, ces démagogues cyniques, ces destructeurs de l'école et baisseurs de barre toujours plus bas...

Leur ambition : nous chasser du monde réel, nous virtualiser. Nous laisser un jour prochain dans des villes virtuelles où nous vivrons des vies parallèles où nous crérons nos avatars... reliés par un implant crânien à nos ordis, pourquoi pas ?

Dans l'immédiat, tout se passe comme si cette élite mondialisée adepte du transhumanisme nous imposait autoritairement son projet et s'évertuait et faire de nous des clients à vie, malades chroniques, surendettés, gras consommateurs de Netflix, de Mc Donalds et de vidéos Youtube, et dûment vaccinés contre le coronavirus, parce que quand même il faut être de bons citoyens et faire ce qu'on nous dit de faire, à savoir des injections de protéine de virus tous les 3 mois, sans compter les contrôles et les mises à jour, et finir complètement zombies, avec des petits copains robots bossant dans notre équipe et conversant gentiment avec nous devant la machine à café, ou dans notre cuisine, parce que finalement, après avoir voté le mariage pour tous puis admis qu'on pouvait parfaitement épouser son chien, son cheval ou sa chèvre, on a estimé pouvoir permettre aux humains de convoler en justes noces avec leur robot préféré. Lequel pourra bientôt être mère, ou père et allaiter ses rejetons l'hiver, et hiberner l'été tout en tricotant et assurant une matrice artificielle en nickel : grâce aux gisements de la Nouvelle-Calédonie ces utérus issus de la robotique seront made in France, et l'accouchement sera sans douleur, rapide, net, clair et précis.

A peine remis de ses couches, le robot pourra se rendre docilement au travail sur le site d'extraction de Goro-Nickel, au sud de Nouméa, et son enfant, issu de la technologie trans-humaniste sera confié sans inconvénient à une nounou kanak, ou bien Caldoche, ou bien à un réré, comme on dit dans les îles. Quant aux familles, elles seront, plus que jamais, recomposées, mais en laboratoire, et les journalistes, payés par Big Pharma, (c'est ainsi que l'on désigne le cartel des labos chez nous autres, complotistes ) écriront des articles pour nous persuader que c'est vachement tendance, d'avoir du robot dans l'arbre généalogique.

Vous me direz peut-être que j'ai vu trop de films. Laissez-moi vous dire lesquels...

Avant de révéler ma vraie nature de complotiste, et courir applaudir Hold Up, puis, Maltraités, j'avais déjà vu, dans ma jeunesse, Métropolis, de Fritz Lang et les Temps Modernes, de et avec Charlie Chaplin. Tout ça pour vous dire que j'avais déjà quelques longueurs d'avance. Et surtout, j'avais lu 1984. Un film, très inspiré de ce roman, était sorti en... 1985 : Brazil, du réalisateur Terry Gilliam, un des Monty Python. Tellement coloré, tellement loufoque, violent et beau... Et quelques années plus tard, Matrix, qui lui doit tellement! Et que j'ai vu plusieurs fois. (Du moins, le premier Matrix. Car les épisodes 2 et 3 ne me semblent pas du tout au niveau du premier, ils m'ont personnellement terriblement ennuyée et déçue. Au point que je ne pense pas aller voir le 4, qui est parait-il en préparation.)

Brazil est un film baroque, flamboyant, jubilatoire, malgré son sujet, difficile : l'individu, ses rêves, sa liberté, face à un système bureaucratique qui le contrôle et le broie, et finit par le détruire. C'est une vision cauchemardesque, la peinture hallucinée d'un univers concentrationnaire, d'une société totalitaire absurde, à la Kafka, dans laquelle vit un petit fonctionnaire qui travaille au Ministère des Archives, un genre de Ministère de la Vérité. 


Comme Matrix, Brazil entremêle sans cesse rêve et réalité. Thomas. A. Anderson, alias Neo, dans Matrix, et Sam Lowry, dans Brazil, sont des fonctionnaires et travaillent dans des bureaux, et même dans un box. L'un comme l'autre finissent par s'attirer les foudres de l'Administration, qui les traque sans relâche, les ayant identifiés comme des ennemis du Système.

Brazil se présente comme une critique politique du totalitarisme et de ce Système deshumanisé qui détruit impitoyablement tout élément non-conforme, thème que reprend Matrix mais sans l'humour décalé, loufoque, et l'exubérance luxuriante de Brazil, où l'enfer flambe, entre attentats, destructions et incendies, à tout instant... Un enfer biscornu, fait de paperasse, de sabotage, de béton et de tuyaux, où les écrans et les caméras de surveillance sont omniprésents. Ses diables sont des fonctionnaires zélés, pinailleurs, scrupuleux, ils sont les méchants du film et ils gagnent à la fin. D'ailleurs, ils portent des masques... de celluloid... 👀

Les deux héros, Thomas A. Anderson, (Némo), et Sam Lowry sont très différents : ce dernier est un anti-héros, maladroit, mal à l'aise, indécis, paumé, malheureux en amour... Son trajet chaotique parsemé de gags, dans cet univers déglingué et angoissant, finit dans une cellule capitonnée puis dans une salle de torture, désolée pour les spoilers, pour ceux qui n'ont pas vu le film, sanglé dans un fauteuil qui ressemble à celui sur lequel prennent place Nemo et son équipe pour aller vadrouiller dans la Matrice...

Mais en voilà assez sur Brazil et Matrix, je m'aperçois que j'ai de quoi rédiger une étude comparée de ces deux films si semblables, et pourtant si différents. Je sens que ça va être passionnant... En tout cas, pour moi !😍

Ces thèmes, réalité augmentée, la dialectique apparences / réalité, l'illusion, le transhumanisme, les machines, ne peuvent que passionner une complotiste comme moi✌. Mais en surfant sur le net et les réseaux, je m'aperçois que nous sommes très nombreux à nous demander si on n'est pas déjà dans un film, depuis quelque temps... 

Certes. La réalité dépasse la fiction, et de plus en plus. Ma pauv'dame. Mais que les scénaristes fassent gaffe, le film n'est pas complètement écrit d'avance, il pourrait comporter des rebondissements imprévus... et pas du tout du goût de nos chers transhumanistes, mondialistes et ennemis du genre humain, lequel pourrait cesser de jouer le rôle passif de consommateur repu et obéissant qu'on lui a assigné...

Parole de complotiste !😊😉



 

 


Commentaires

  1. Le problème, c'est que même si Netanyahou perdait les élections, il serait loin d'être évident que le suivant nous libère de cette mascarade.

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    1. c'est vrai. Mais pour créer du nouveau il faut se libérer de l'ancien. Sinon, on ressasse, on répète, on tourne en rond.

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    2. Êtes vous déjà allés dans une réanimation médicale surchargée, avez vous vu les hommes et les femmes en train de mourir, les médecins et les infirmières surchargés ? Burn out, désespoir, tristesse ? Je pense que non, vous n'y êtes pas allés , ce qui explique votre aveuglement, votre "complotisme", votre philosophie de pacotille . Un médecin écœuré!

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    3. Moi ce qui m'écoeure c'est justement ce genre d'argument larnoyant faisant appel à la sensiblerie...

      Moi vous savez ce qui m'écoeure le plus ? C'est que la plupart des gens qui sont morts n'ont pas été soignés ! On a fait croire aux gens qu'il n'y avait pas de traitement, traité le Professeur Raoult de charlatan, sucré le permis d'exercer du docteur Arié Avni ici en Israël, parce qu'il a affirmé être un adversaire de la vaccination ! Parce qu'il a eu le culot de proposer des traitements ! C'est ça, moi, qui m'écoeure, tellement, que tout ce que je pourrais vous écrire ici serait bien en deça de ce que je ressens, mais ce qui me console, c'est qu'on a les noms de tous les kollabos dans votre genre, et qu'on les tondra à la Libération ! Ainsi que celui du doc qui a renvoyé mon père chez lui avec un Doliprane... Il s'en est sorti, mais c'est de la roulette russe, et on ne joue pas avec la vie de ses patients. Vous vous dites écoeuré, mais le Rivotril administré aux vieux pour les faire mourir, ça c'est cachère, hein ??

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    4. Non, Monsieur Sion, Baroukh Hachem, D. soit loué!, je n'y suis pas allé. C'est en effet là que le dispensaire qui a refusé les soins de base à mon épouse testée positive a voulu l'envoyer. Et je pense à juste titre que c'est grâce à notre refus de cette proposition qu'elle s'en est sortie.
      Renseignez-vous, au lieu d'appuyer sur le bouton 'complotiste', injure facile et réconfortante pour tous les aveugles du cerveau. Les soins médicaux qui représentaient un droit légitime et évident ne s'obtiennent désormais que sous condition : subir un test PCR dont le résultat est négatif. J'ai fait comprendre aux responsables de la Koupat Holim Leumit ce que je pense d'eux : refus de soigner, annulation de l'adhésion des assurés, et tentative de meurtre par refus d'assistance médicale. Je n'ai pas le temps, l'argent et l'aisance judiciaire qui me permettrait de porter plainte contre ce système et contre le ministre de la Santé Yuli Edelstein, mais je me joindrai avec joie à toute initiative en ce sens. Notre médecin traitant, qui a compris que nous n'étions pas dupes, s'est avoué pour finir désolé, l'ordre émanant d'un "ordre d'en-haut".
      Les docteurs Zelinko, Raoult, et bien d'autres encore, ont mis au point un traitement efficace. Voici celui du premier :
      - Hydroxychloroquine 200 mg deux fois par jour pendant 5 jours
      - Azithromycine 500 mg une fois par jour pendant 5 jours
      - Sulfate de zinc 220 mg une fois par jour pendant 5 jours

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  2. Brasil m'avait mise tellement mal à l'aise! Il faudra que je le révision et.

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    1. Google est insupportable et m'ajoute des fautes d'orthographe.😡

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    2. C'est vrai qu'il est glauque ce film, et mettre mal à l'aise, déranger, réveiller de sa torpeur le spectateur étaient à mon avis les objectifs de Terry Gilliam.
      Tu aimes mieux les Monty Pithon ?

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  3. Brasil m'avait mise tellement mal à l'aise! Il faudra que je le révision et.

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